Blockchain Process Security, société grenobloise derrière Feel Mining et Wigl, a décroché son agrément MiCA. Un passeport qui vaut pour les 27 États membres.
Le groupe BPS opérait jusqu’ici sous le régime français du PSAN, un simple enregistrement auprès de l’AMF détenu depuis juillet 2021. Ce cadre national vient d’expirer. Depuis le 1er juillet 2026, seul l’agrément européen PSCA autorise à fournir des services sur crypto-actifs dans l’Union. BPS fait donc partie des acteurs qui ont franchi le mur réglementaire à temps, quand d’autres, à commencer par Binance, ont dû plier bagage.
L’enjeu dépasse la conformité administrative. Cet agrément est un accélérateur de croissance transfrontalière que peu de plateformes françaises maîtrisent encore.
Ce que l’agrément MiCA change concrètement
Le statut de PSCA (CASP en anglais) remplace les régimes nationaux par un agrément unique valable dans toute l’Union. Une plateforme autorisée dans un seul pays peut servir des clients dans les 27 États membres sans solliciter une licence locale à chaque frontière. C’est le principe du passeport européen, et c’est précisément ce que vise BPS.
Le groupe avait déjà ciblé l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas comme premiers marchés d’expansion. Cette stratégie s’appuie sur une levée de fonds structurée: 6 millions d’euros au total, dont une première tranche de 1,5 million ouverte au public sur Sowefund en avril, conditionnée à l’obtention de l’agrément[1]. À l’horizon 2027, Wigl projette 10 000 clients et environ 52 millions d’euros d’actifs sous gestion. Sur les 117 PSAN enregistrés en France, 83 seulement ont décroché leur agrément MiCA dans les temps[4]. BPS figure parmi ces élus.
📊 Chiffres clés
- PSAN agréés MiCA en France83 sur 117
- Fin du régime transitoire PSAN30 juin 2026
- Levée de fonds Wigl6 millions d’euros (dont 1,5 M€ public)
- Objectif Wigl 202710 000 clients, 52 M€ d’actifs
Source: Journal du Coin · Journal du Coin
MiCA et expansion européenne: les enjeux pour BPS
Ce que vous devez vérifier avant de déposer vos fonds
Un réflexe suffit: consulter la liste blanche publiée par l’AMF[5]. Cherchez le nom de votre plateforme et distinguez bien les deux mentions. L’« enregistrement PSAN » correspond à l’ancien régime, expiré le 30 juin 2026[2]. L’« agrément PSCA » ou MiCA est le seul qui autorise l’activité après le 1er juillet. Un prestataire qui opérerait sans ce sésame s’expose à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Pour BPS, la présence sur cette liste confirme que Feel Mining et Wigl restent accessibles aux résidents européens en toute légalité.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Les crypto-actifs sont des placements très volatils et présentent un risque de perte totale du capital investi. Faites vos propres recherches (DYOR) et, si besoin, consultez un conseiller financier agréé avant toute décision d’investissement.
Agrément MiCA Feel Mining et Wigl: l'essentiel
- BPS, opérateur de Feel Mining et Wigl, a obtenu son agrément MiCA (PSCA) en 2026.
- Sur 117 PSAN enregistrés en France, 83 seulement ont décroché l'agrément MiCA à temps.
- Le régime transitoire du PSAN a pris fin le 30 juin 2026.
- L'agrément MiCA offre un passeport valable dans les 27 États membres de l'UE.
- Wigl vise l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas, avec un objectif de 10 000 clients en 2027.
Sources
4 sources · 4 faits vérifiés
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